MY NAME IS NOBODY

NEW ALBUM "THE GOOD MEMORIES" TO BE RELEASED IN MARCH 2012

Chronique “The Good Memories” par Les Inrocks

Les carnets de voyage d’un Nantais qui pourrait se faire un nom. Critique.

Son nom est peut-être Nobody, mais il a beaucoup d’amis. Croisés à longueur de tournées, sur plusieurs continents, ils donnent âme et chair aux bons souvenirs du titre de ce faux road-album.

Car, nomade malgré lui, au gré des voyages en van, Vincent Dupas a attendu le retour à la pierre (du granit breton) pour mettre ordre puis désordre dans les collaborations et bribes de chansons entassées dans ses valises. Il en filtre un album chanté et joué avec ferveur, tour à tour dépouillé ou luxuriant, parfois entre les deux. Là où, de Smog à Jim O’Rourke, vivent épanouis les tuteurs de cette musique utopique.

par

Chronique “The Good Memories” par Ground Control To Major Tom

My name is nobody the good memories
Que fait un musicien pour expier le grand vide que lui procure le retour d’une tournée pleine d’expériences et d’émotions vécues ? Il compose. De ses derniers voyages, Vincent Dupas, alias My Name Is Nobody, en a tiré un quatrième album : The Good Memories.

Révélé avec son album inaugural I Hope You’re Well (2006), suivi d’At The Wolf Pit et du très beau The Mentor, celui qui a partagé l’affiche avec Bill Callahan, Explosion In The Sky et Dark Dark Dark, a convié pour l’enregistrement quelques pointures et amis de longues dates. Pierre Marolleau (Fordamage), Nona Marie Invie (Dark Dark Dark), Eric Pasquereau (Papier Tigre, The Patriotic Sunday), Emilie Rougier (Marvin), Jey Vassereau (Pneu)… tous se sont mis au service de l’écriture délicate de My Name Is Nobody. Avec The Good Memories, Vincent Dupas gagne une nouvelle fois en envergure et voyage sur les mêmes routes que Bonnie Prince Billy. De la trempe d’un album fondamental comme Viva Last Blues, The Good Memories renferme des instantanés de vies à la sincérité confondante. D’une voix semblable à celle de Lou Barlow, Vincent Dupas chante la mélancolie dans des mélodies de grande lignée. Ses souvenirs parlent de rencontres, de paysages, d’érotisme… Profondément minimaliste comme l’était le regretté Mark Linkous (Homestretch), presque pop sur Delivery Man et My Life Traveling For Working, vulnérable et crépusculaire sur le déchirant The Impossible Stroll, My Name Is Nobody fait partie des artistes que l’on se passe et repasse sans voir l’ennui pointer le bout de son nez.

Avril 2012

Chronique “The Good Memories” par http://kdefreek.blogspot.ca (Canada)

Pour son quatrième album, My Name Is Nobody nous propose un rock/folk sombre, teinté de nostalgie, de poussière, et probablement de quelques souvenirs encore un peu saignant…Dix morceaux composent The Good Memories, et après quelques écoutes, j’en aurai pris quelques-unes supplémentaires. La première pièce est, selon moi, la meilleure de l’album et malgré que j’étais un peu déçu de ne pas entendre d’autres morceaux si rapprochant, les autres morceaux qui complète The Good Memories me font penser quelques fois à du Elbow, parfois à du Lou Barlow, j’ai même l’impression d’entendre un genre musical qui s’approche de l’univers de Julie Doiron, un son très indie, très bon…

Disponible en différents formats (fichiers, CD, LP), The Good Memories est un album qui gagne en écoute. Vous trouverez d’ailleurs plus bas l’album en écoute au complet.

Pour ceux qui aiment, j’en profites pour vous proposer une compilation de My Little Cab Records, qui offrent cette compilation gratuitement avec quelques artistes de leur maison, dont My Name Is Nobody, Boy, The Missing Season, et autres artistes à découvrir!

Chronique “The Good Memories” par Pop Revue

Avec déjà trois albums au compteur, le Nantais Vincent Dupas, connu sous le pseudo de My Name Is Nobody, revient avec “The Good Memories” accompagné de quelques compagnons de fortune, des membres de groupes connus et appréciés par ailleurs (Pneu, Dark Dark Dark, Marvin, The Healthy Boy, Papaye, Papier Tigre…) et qui viennent, chacun à leur manière, apporter leur pièce à l’édifice construit par Vincent Dupas.
Malgré cette liste impressionnante de noms, le disque sonne comme un vrai disque My Name Is Nobody avec ce son un peu rocailleux, cette voix toujours aussi confondante de ressemblance avec celle de Lou Barlow, ces intonations country folk rock, et surtout cette authenticité qui rend cet album comme les précédents toujours très attachant. Une somme de qualité qui font, plus que jamais, de My Name Is Nobody un cousin français de Will Oldham, Bill Callahan ou encore Vic Chesnutt… On a connu pire comme famille.
[7.5/10]
Lespourricords/My Little Cab - mars 2012

Chronique “The Good Memories” par Novorama

En se renseignant un peu sur Vincent Dupas, on remarque que l’homme derrière My Name Is Nobody a un parcours géographique et musical des plus intéressants (voir envieux).

Ce bourlingueur musicien a joué ou partagé la route avec (entre autre) Dark Dark Dark, The Missing Season, Pillars & Tongues, Faustine Seilman ou The Patriotic Sunday. Il est aussi membre du groupe noïse/rock Fordamage (formé en 2005, influencé par Fugazi, The Ex ou Sonic Youth).

Son projet My Name Is Nobody, démarré en 2002, reflète une démarche plus personnelle, celle d’une musique folk intimiste et mélancolique. The Good Memories est le quatrième album de MNIN, enregistré dans la maison familiale en Bretagne et sorti le 28 mars dernier sur Les pourricords et My Little Cab Records.

Pour l’occasion, l’homme a convoqué bon nombre d’amis musiciens comme Pierre Marolleau, le batteur de Fordamage. Sur les morceaux, on croise notamment Jey Vassereau de Pneu, Mark Trecka de Pillars & Tongues, Nona Marie Invie de Dark Dark Dark, Emilie Rougier de Marvin.
La démarche créative est simple : évacuer le “grand vide” provoqué par le retour au bercail en posant des photographies musicales prises ici et là, lors des voyages.

On s’imagine alors voyager avec Dupas, en regardant divers paysages par la vitre du van. Certains sont froids et intimistes (Northern Memories, The Impossible Stroll) d’autres sont plus légers (Dementia, My Life Travelling For Working) ou aériens (Japanese Tale).

The Good Memories est une ballade agréable dans les souvenirs de Vincent Dupas. Un disque délicat et clairement structuré. Essayez alors d’aller vous y promener.

Chronique “The Good Memories” par Pulsomatic

MY NAME IS NOBODY
THE GOOD MEMORIES (My Little Cab / Les Pourricords)

Au fur et à mesure qu’il empile les albums (The Good Memories est déjà son 4ème bébé), Vincent Dupas alias My Name Is Nobody fait de plus en mentir son nom d’artiste. Dur en effet, pour qui s’intéresse un minimum au folk de chez nous sous influence US, d’ignorer qui se cache derrière cette voix à cheval entre Lou Barlow et Will Oldham, et derrière ces mélodies faisant des allers-retours entre complaintes déchirantes et ritournelles boisées à chanter au coin du feu. De son propre aveu, MNIN a voulu revenir à plus de dépouillement après le très, voire même sur-arrangé The Mentor. On ne peut que s’en réjouir : appuyé par le très bon Pierre Marolleau à la batterie et enrichi par des featurings en cascade (des membres de Marvin, Dark Dark Dark, Papaye, entre autres), The Good Memories répond à merveille au cahier des charges de la discothèque folk idéale : déchirant et réconfortant à la fois.
DAMIEN LE BERRE

Chronique “The Good Memories” par Mowno

C’est le propre des musiciens qui ont ça dans le sang: quand Vincent Dupas ne s’applique pas à faire saigner quelques tympans en compagnie des chiens fous de Fordamage, il couche sur bande le répertoire nettement plus intimiste et docile de My Name Is Nobody. Déjà responsable de trois albums, le Nantais s’en paye un quatrième avec “The Good Memories” qui convoque en dix titres, non seulement quelques inspirations mélancoliques, mais aussi quelques proches connaissances qui ont bien voulu s’inviter dans son univers pour le rendre plus accueillant encore. Ainsi, derrière le chef de file Pierre Marolleau (batteur de Fordamage présent sur tous les morceaux), il est possible d’entendre quelques Pneu, Dark Dark Dark, Marvin, The Healthy Boy, Papaye, Papier Tigre ou Santa Cruz venir appuyer le propos, de leur voix (”Japanese Tale”) ou de leur instrument. “Possible”, car “The Good Memories”, comme le petit monde d’un Dupas qui sait toujours ou il va, ne laisse que peu de place à l’excentricité et à l’incohérence. C’est donc avec respect et discrétion que tous se sont fondus dans le décor du songwriter qui ne parviendra pas encore ici à se détacher de sa ressemblance vocale avec Lou Barlow, mais qui séduira néanmoins sans faute par l’authenticité de sa musique, cette proximité à la fois touchante et chaleureuse qu’on retrouvait souvent jadis dans le minimalisme de Vic Chesnutt (”The Wrong Trainer”, “Nastassia”), ou encore aujourd’hui dans celui de Bonnie Prince Billy (le magnifique “The Impossible Stroll”). Alors, souvent porté par la maitrise de ses contrastes, ce nouvel album interpelle lorsqu’il se fait à la fois sombre et solennel (”Northern Memories”), plus dense et léger (le presque jazzy “Dementia”, le brillant “My Life Travelling For Working”), ou qu’il balance entre douceur et souffrance (”The Delivery Man”). Autant de cartes dans lesquelles Vincent Dupas peut désormais sereinement piocher, toutes accumulées durant les dix dernières années passées à se forger une personnalité musicale frappante de classe, de délicatesse, mais aussi de tradition. Un joli moment à passer.

Mowno- Mars 2012